Les arbres

Vous habillez nos villes et nos campagnes.

Joyaux de la nature

Vous étalez votre parure,

Vous vous dressez sur le bord des chemins,

Vous décorez nos jardins.

Au printemps, votre feuillage resplendit,

Les oiseaux viennent y faire leur nid,

C’est un bonheur d’entendre leurs gazouillis.

Vous les arbres,

Savez-vous

Que l’on vous pare de mille vertus,

Savez-vous

Qu’il y en a même certains

Qui racontent que vous êtes humains.

Que vous parlez entre vous,

Que vous pouvez nous faire un bien fou,

Que la sève qui coule dans vos veines

Rend nos âmes sereines.

Parfois, l’on vous serre dans nos bras,

On vous délivre nos peines tout bas,

Nos secrets l’on vous confie

Et notre âme s’épanouit.

Alors, soudain le bonheur

Envahit notre cœur.

Et c’est grâce à vous, les arbres

Qui habillez nos villes et nos campagnes.

Ann Mary décembre 2025

 
 

 

 


SASSEGNIES

Monuments : Au moyen-âge, un château-fort.
Église remontant, croit-on, au-delà de 1500.
Restes de redoutes élevées en 1793, par les Autrichiens, sur la rive gauche de la Sambre.
Faits historiques : Ce village est un de ceux qui furent donnés en 821 à l’abbaye de Maroilles, par l’empereur Louis-le-Débonnaire.
A cette époque, tous ceux attachés aux terres féodales, étaient serfs ; c’est ce que nous enseignent particulièrement ici les termes de l’acte de la donation, qui, dans l’énumération des dépendances des biens formant l’objet de cette libéralité, désignent les habitants par ces mots : de mancipiis et ancillabus. Le diplôme de Charles-le-Simple, de l’an 921, pour la confirmation des biens donnés à l’abbaye mentionne aussi les habitants par cette désignation : mancipiis utriusque sexûs.
A l’époque de ce diplôme de Charles-le-Simple, Sassegnies n’était déjà plus en la possession de l’abbaye.
Au XIIe siècle, paroisse du décanat d’Avesnes.
Seigneurie possédée, en 1192, par Wattier de Sassegnies.
Au commencement du 14.e siècle, il appartenait à Antoinette de Sassegnies, femme de Guillaume de Failly, gouverneur d’Arleux, et fille de Gérard, gouverneur du château d’Escaudœuvres, qui fut décapité à Mons, en 1340, pour cause de trahison.
La seigneurie de ce village passa à Guillaume de Jauche, seigneur de Mastaing, qui mourut en 1388. Jean de Jauche lui succéda ; elle échut ensuite à Adrien de Jauche, puis à Philibert de Jauche.
Ce dernier alla avec Charles V à la prise de la Goulette ; fait prisonnier par les Turcs, il fut conduit à Thunes et délivré par la prise de cette ville. Il fut tué devant Hesdin, en 1553.
Cette terre passa depuis successivement à Antoine de Jauche, Jean de Jauche et Marguerite de Jauche.
En 1609, elle fut transportée, par alliance, dans la maison d’Ongnies et ensuite, par acquisition, dans celle de seigneurs de Roisin.
Le chevalier Buat l’acheta, en 1778, et la conserva jusqu’à la Révolution.
Ce village était, avant 1789, du gouvernement et du baillage du Quesnoy ; il a toujours fait partie du canton de Berlaimont.
Occupé par les Autrichiens depuis août 1793 jusqu’en juin 1794 et par les Russes de 1815 à 1818.
Sassegnies a une population de 382 habitants, dont 84 indigents ; point de mendiant.
Sa superficie est de 414 hectares, ainsi divisés : 98 en terres labourables, 251 en prés et pâtures, 3 en vergers, 46 en bois, 1 en terrains incultes, 2 en fonds d’habitations, 6 en chemins, et 7 en rivières et ruisseaux.
Sa culture ordinaire consiste en froment, seigle, épeautre, avoine, féveroles, trèfle et pommes de terre. Sa culture principale a pour objet le blé et l’épeautre.
Les nombreuses pâtures existant sur ce territoire sont d’une excellente qualité.
Les habitants y élèvent des bestiaux dont ils font commerce.
La fabrication et la vente en assez grande quantité des fromages dits de Maroilles complètent l’industrie de cette localité.
On trouve à Sassegnies un moulin à farine.
Hameaux et lieux dits : Gilbert-Mesnil. Le bois des Haies Mastaing.

260 habitants en 2023

 
 

 

 

Sassegnies