Marche à Gussignies 11 mars 2026

Voici que mon cœur pétille

Sur la route des jonquilles.

Les corolles jaunes se blottissent le long des chemins,

Anémones et violettes se tiennent par la main.

Le forsythia resplendit,

La jonquille lui a prêté son habit.

Le magnolia arbore fièrement ses pétales,

Le bleu, le mauve ou le rose,

Toutes les couleurs explosent ;

Les chatons du saule se pavanent dans la lumière,

La nature silencieuse s’est emplie de mystère.

Mille senteurs embaument mon cœur.

Elle est ici la sérénité.

Ann Mary

 
 

 

 

Gussignies

Superficie : 356 ha. Altitude : 105 m. 354 habitants en 2022 : « Les Gussigniens »

Historique :

Selon Jacques de Guise, chroniqueur valenciennois mort en 1399, Gussignies a été fondé par Gurgontius, roi des Bretons, qui est venu aider la reine des Belges et son armée de femmes à vaincre les Trévires lors d’une sanglante bataille.

En dehors de cette origine, relevant du domaine épique, Guis-Geniis est attesté dès le XIème siècle et le nom de Gussignies apparaît au XIVème siècle.

À la fin du XIXème siècle, quatre carrières de marbre et deux scieries de marbre sont en activité.

Aujourd’hui, une brasserie artisanale fabrique de la bière dite « de La Jonquille ».

Le château :

Dominant la vallée de l’Hogneau, le château fait peut-être suite à un pavillon de chasse constitué, d’après la tradition orale, d’un couloir desservant les pièces.

Il a vraisemblablement été construit par Fourmestraulx, prévôt de Valenciennes à la fin du XVIIIème siècle. Sur le cadastre du Consulat daté de 1805, le château possède trois ailes disposées selon un plan en U. Il a été agrandi entre 1805 et 1830 par l’adjonction de 2 corps de bâtiments construits perpendiculairement en retour d’ailes. En 1869 il est vendu au comte de Moras qui aménage les communs, les ailes qui sont aujourd’hui plus réduites, et qui construit également une chapelle. Actuellement, le château est la propriété de la famille De Witte.

Eglise Saint-Médard :

Cette église a probablement été construite à la fin du XVIIIème siècle.

La date de 1772 est inscrite sur la voûte de la première travée.

Des travaux de réparation des vitraux sont attestés en 1809 par l’architecte Lembourg.

Elle possède un plan allongé à trois vaisseaux, une tour-clocher et une abside à trois pans. La nef est un vaisseau aveugle. L’élévation est en brique, la pierre étant utilisée pour le soubassement, le chaînage des baies et le portail de la tour clocher. Un ostensoir en argent ciselé datant de 1699 fut commandé par Adrien Derombize, curé de Gussignies.

Le Caillou qui bique :

Aujourd’hui, nous vous convions à une balade romantique. Tout d’abord le circuit nous mène au « Caillou qui bique », rocher situé en Belgique, sur la commune de Roisin. Ensuite le chemin nous conduit vers la maison de Verhaeren où vous marcherez sur les pas du poète.

Emile Verhaeren est né à Saint-Amand (Flandres belges) le 21 mai 1855.

En 1916, venu à Rouen pour y faire une conférence, il allait connaître une mort tragique en roulant sous un train. Son œuvre comporte un nombre important de poèmes ou il exprime sa foi toute profane en l’homme. Tout le long du sentier, vous découvrirez des pierres sur lesquelles sont gravées des phrases tirées de ses poèmes.

 
 

 

 

Gussignies